LA VOIX DU PEUPLE DANS LA MUSIQUE ET LA POÉSIE

SI SE CALLA EL CANTOR

Auteur: Horacio Guarany

Style: Chanson 

Rythme: Milonga

Si se calla el Cantor, traduit en français: si le chanteur ne chante plus. (1969)

Il s’agit d’une chanson de protestation qui a émergé à l´Argentine dans les années 60, où elle a montré une lutte pas seulement politique, mais une lutte également social contre une dictature militaire.

HORACIO GUARANY ( 15 Mai de 1925): Son vrai nom, Eraclio Catalin Rodríguez Cereijo, 15 de mayo de 1925est un Chansonnier folklorique  et aussi  écrivain argentin. Dans sa photo il dit: Yo traigo el grito herido de mi pueblo, no es culpa mía sino traigo flores. En Francais: J’apporte le cri blessé de mon peuple, n’est pas de ma faute si je n´apporte pas des fleurs.

Engagé à leurs expériences et à la vie difficile du gaucho argentin dans son petit village Las Garzas, s’est rendu à Buenos Aires capitale fédérale de l’Argentine à dix-sept ans, pour tenter leur chance et réaliser son rêve  d´ être chanteur, mais il a passé de temps à chanter du tangos boléros et toutes sortes de chansons afin d’avoir à manger, jusqu’à ce qu’il a pu  imposer un style incomparable où les chansons folkloriques répandue d’amour, les travailleurs, l’injustice et la lutte contre tous les types de régimes autoritaires. Il a était marin et manutentionnaire en parcourant les fleuves argentins et internationaux afin de pouvoir survivre. Métier  difficile, mais il rêvait toujours d’être Cantor!  Ce jour est arrivé par hasard lors d’une fête le maître et chef d’orchestre paraguayen Herminio Gimenez, après entendre sa voix l’engage pour chanter avec son groupe dans l’ancien « Palermo Palace ». Le Cantor est né!

Horacio Guarany, est un  patriarche, un guerrier, un porte-parole pour l’Argentine. Un chanteur Populaire par excellence, une chanteur qui remplit toujours les stades après carrière de 56 ans, il a dû quitter le pays dans les années 70  avec sa famille suit aux menaces et aux attaques répétées faites sur lui. Un long et difficile exil en Espagne, bien que les dictatures argentine ont effacé tous les albums sortis à ce jour, le peuple folklorique a réussi à avoir  la musique de son idole  dans ses oreilles et dans leurs cœurs.

LA CHANSON:

  La chanson c´est une composition musicale à être chantée, comprenant un refrain et des couplets. La création d’une chanson nécessite généralement la complicité de deux artistes: l’auteur des paroles, le compositeur de la musique. Intervient ensuite l´interprète (le chanteur ou la chanteuse) qui donnera vie à la création. Ou bien, certains artistes  réunissent les trois fonctions et sont alors nommés auteurs-compositeurs-interprètes  ou Chansonniers, en espagnol CantautorCantores.

LA MILONGA:

La Milonga est une musique folklorique de Rio de Plata ou Fleuve de l´argent en Francais ( Est l´estuaire crée par le Fleuve Paraná et le formant une entaille sur la cote Atlantique, le berceau du Tango).

Le mot « Milonga », désigne un lieu de danse ou de réunion. Aussi, un embrouillement, une excuse, Ou peut également être considérées comme un mensonge ou tromperie. Ces significations proviennent de Rio de Plata.
La Milonga est aussi une chanson populaire, d´un tempo Andante et accompagné par la guitare.

Contient des éléments Africaines dans sa Constitution rythmique  et d’influences de danses folkloriques arrivées de l´Espagne, le brésil, du Pérou et Cuba à Buenos Aires et Montevideo. Il présente des similitudes avec d’autres rythmes comme Chamarrita (Argentine et Uruguay , Choro ( Brésil), habanera (Cuba) et le Candombe ( Uruguay ) . Vraisemblablement a apporté des éléments au Tango, puis elle a prendre la forme originale de la Milonga en tant que genre.

Il existe deux types de Milongas:

MILONGA CAMPERA:

milonga campera

Avec un tempo Andante, et une figure rythmique formé par double croches. Contient des éléments Africaines dans sa Constitution rythmique  et d’influences de danses folkloriques arrivées de l´Espagne, le brésil, du Pérou et Cuba à Buenos Aires et Montevideo.

MILONGA CIUDADANA

Milonga ciudadana

Avec un tempo plus Gai, plus vite. La Milonga Ciudadana a étais très développé avec le temps, pour la danse, pour les ensembles instrumentales du tango, et aussi pour jouer avec des instruments solistiques comme la guitarre, le piano, le charango, le bandonéon, etc.

Un exemple de la Milonga Ciudana joué avec le Charango soliste.

LE CHARANGO

Le charango est un instrument à cordes utilisé dans la région des Andes, originaire de la région quechua et aymara altiplano du Pérou et de la Bolivie. Elle possède cinq paires de cordes doubles, bien qu’il existe des variations avec plus ou moins des cordes.

SI SE CALLA EL CANTOR ( Si le chanteur  ne chante plus)

PAROLES:

Si le chanteur  ne chante plus,  la vie cessera de chanter

Car la vie elle-même

 Est tout un chant

Si le le chanteur  ne chante plus, meurt d’effroi

L’espérance, la lumière et la joie.

 

 Si le chanteur ne chante plus ,

Les humbles moineaux vont rester seuls,

Les ouvriers du port, et tous ceux qui doivent lutter pour leur salaire.

 

Récitatif:

Que faire de  la vie si celui qui chante

N’élève pas la voix dans les tribunes

Pour défendre celui qui souffre,

Et qui n’a aucune raison d’être condamné

À marcher sans manteau.

 

Si le chanteur  ne chante plus, meurt la rose.

A quoi sert la rose sans le chant

Le chant doit être lumière sur les campagnes

Illuminant toujours ceux d´en bas.

 

Que le chanteur ne cesse pas de chanter

Car le silence lâche

Facilite la tâche des mauvais qui oppriment

Les chanteurs ne baissent pas l’échine

Ils ne se tairont jamais devant le crime

 

récitatif:

Que se lèvent tous les drapeaux

Quand le chanteur apparaîtra avec son cri

Que mille guitares saignent dans la nuit

D’une immortelle chanson à l’infini…

 Si le chanteur  ne chante plus,  la vie cessera de chanter.

TRADUCTION ORIGINALE: 

Si se calla el cantor calla la vida

Porque la vida misma

Es todo un canto

Si se calla el cantor muere de espanto

La esperanza, la luz y la alegría.

Si se calla el cantor se quedan solos                                                      

Los humildes gorriones de los diarios

Los obreros del puerto que persignan

Quien habrá de luchar por su salario.

Recitado:

Que ha de ser de la vida si el que canta

No levanta su voz en las tribunas

Por el que sufre, por el que no hay

Ninguna razón que lo condene

A andar sin manta.

Si se calla el cantor muere la rosa

De que sirve la rosa sin el canto

Debe el canto ser luz sobre los campos

Iluminando siempre a los de abajo.

Que no calle el cantor porque el silencio

Cobarde apaña la maldad que oprime

No saben los cantores de agachadas

No callarán jamás frente al crimen.

 Recitado:

Que se levanten todas las banderas

Cuando el cantor se plante con su grito

Que mil guitarras desangren en la noche

Una inmortal cancion al infinito…

Si se calla el cantor calla la vida.

POLITIQUE 

Le 24 Mars de 1976 . La présidente de la République d´Argentine Isabel Peron ( Veuve de l´ancian président Juan Peron) est déposée par un Coup d’Etat militaire mené par le général Jorge Rafael Videla, elle est arrêtée et retenue prisonnière par l’armée. Le général Jorge Rafael Videla prend le pouvoir du pays avec sa junte militaire pour « combattre la subversion » dans le pays. Le Coup d´Etat va plonger l’Argentine dans un marasme dépression  économique et politique. Les six années de dictature militaire entraîneront la disparition de 30 000 personnes.

Discours du Général Jorge Rafael Videla accompagné de sa junte militaire.

« A partir de ce moment, la responsabilité assumée impose l’exercice de l’autorité sévère pour éradiquer les vices qui affectent le pays. Par conséquent, dans le même temps se poursuivra sans relâche la lutte contre la criminalité subversive, ouverte ou déguisée, bannira toute démagogie « 

LA CENSURE DANS L´ART 

Pendant la dictature militaire s´applique une forte censure. Tout ce qui n’est pas d’accord avec les militaires ou les pensées qui se rapportaient aux idées révolutionnaires a été censuré.

La censure est venu à la musique, la littérature, les théâtres et même les théâtres.
Il y a de nombreux cas de disparition pour l’écriture, le cinéma ou faire d’autres choses qui contredisaient l’armée.

A cette époque, tout était interdit de parler sous réserve de la liberté, de l’oppression et des droits de l’homme. Beaucoup de chanteurs ont été interdit pour le public, aussi interdisant le passage de leurs chansons à la télévision ou à la radio.

Quelques chanteurs interdits:

Horacio Guaraní, Mercedes Sosa, León Gieco, Piero, María Elena Walsh, Joan Manuel Serrat, Pedro y Pablo, Víctor Heredia, León GiecoLuis Alberto Spinetta, Charly García, León Gieco, Ariel Ramírez, Sandro, Cacho Castaña, Palito Ortega, César Isella, John Lennon y Eric Clapton,  le group anglais Queen et  Charles Aznavour…..

Et plus de 200 chansons ont été censurées.

La censure des chansons ont été prises pour des raisons différentes:
1) des motifs politiques
2) des motivations linguistiques
3) des motivations paranoïaques
4) des motivations ridicule

Si le chanteur ne chante plus, est devenu l’une des chansons les plus paradigmatiques parce que a trouvé un ego dans les gens.

Cet chanson est une déclaration de principes, a été enregistré dans les années 70, à l’arrivée des attentats, des enlèvements, des massacres, des disques interdits et des exilés en Espagne.

Le rôle de l’artiste populaire est importante parce que accompagne le peuple, un chanteur chante pour l’âme du peuple.

Grande foule assistant au concert de musique de protestation

UNE AUTRE CHANSON DE PROTESTATION

Te recuerdo Amanda, en francais, Je me souviens de toi, Amanda

Compositeur: Virtor Jara (Chilie)

Année: 1968

 La chanson est un hommage aux femmes, en particulier à la femme mariée avec un travailleur qui doit vivre les injustices du travail, de mauvais paiements et rendre la vie dans ce contexte qu’ils ont dû prendre comme une famille. Victor Jara dans une interview au Cuba rapporté en 1969, les femmes et leur importance dans la société: « La femme n’est pas un esclave: l’homme est égaux et ont les mêmes droits. Demander à la femme une pureté de la femme et de dévouement à la maison et pas l´homme, c´est d´ être esclaviste  L’homme n’est rien sans la femme « .

Les paroles de la chanson raconte l’histoire de l´amour d’un couple de travailleurs, où la jeune fille (Amanda) va voir sa bien-aimé (Manuel) qui décède plus tard après avoir été envoyé à la Sierra.

http://lyricstranslate.com

Je me souviens de toi, Amanda
La rue mouillée
Et toi, courant à la fabrique où travaillait Manuel

Le grand sourire, la pluie dans les cheveux,
Rien n’avait d’importance
Tu allais le retrouver,
Lui, lui, lui, lui

Ce sont cinq minutes
La vie est éternelle
En cinq minutes

La sirène retentit,
De retour au travail
Et toi, en marchant, tu illumines tout
Les cinq minutes
Te font fleurir

Je me souviens de toi, Amanda
La rue mouillée
Et toi, courant à la fabrique
Où travaillait Manuel

Le grand sourire,
La pluie dans les cheveux,
Rien n’avait d’importance
Tu allais le retrouver,
Lui, lui, lui, lui

Qui est parti à la sierra
Qui n’a jamais fait de mal,
Qui est parti à la sierra
Et en cinq minutes,
Est resté brisé

Les sirènes retentissent
De retour au travail
Beaucoup ne sont pas revenus
Et Manuel non plus

Je me souviens de toi, Amanda
La rue mouillée
Et toi, courant à la fabrique
Où travaillait Manuel
Read more at http://lyricstranslate.com/fr/te-recuerdo-amanda-souviens-toi-amanda.html#YBR4FOqiljS62fAw.99

Te recuerdo Amanda, est une de ces chansons qui font déjà partie du songbook d´Amérique latine. Un classique de la langue espagnole, avec sa simplicité, sa mélancolie dans ses accords et les paroles, mais avec une signification sociale, avec une image réelle accompagné du folklore et le sang sud-américain.

UN  ARTISTE  TORTURÉ POUR SES CHANSON A LA LIBERTÉ 

VICTOR JARA ( Chili ) (1932-1973)

Le même compositeur de « te recuerdo Amanda ».

Il était un musicien, compositeur, professeur, militant politique et membre du Parti communiste du Chili.
La figure de Victor Jara est une référence internationale de la chanson de protestation et les Chansonnier. En raison de son activisme, a été torturé et tué dans le vieille Stadium Chile (maintenant appelé Stadium  Victor Jara comme un hommage) par les forces répressives de la dictature d’Augusto Pinochet, peu après le coup d’Etat qui a renversé le gouvernement démocratique de Salvador Allende le 11 septembre 1973.

Il est arrêté avec les enseignants et les étudiants où il reste détenu pendant quatre jours. Selon de nombreux témoignages, l’ont torturé pendant des heures (entre autre le torture avec des brûlures de cigarettes et de simulacres d’exécution), ils lui frapent ses mains jusqu´a finalement les briser avec la crosse d’un fusil et finalement tué le 16 Septembre. Le corps a été retrouvé le 19 Août avec 44 impacts de balles.

En prison, il a écrit son dernier poème « nous sont cinq mille »

Nous sommes cinq mille
dans cette petite partie de la ville.
Nous sommes cinq mille
Combien de personnes au total
dans les villes et dans les campagnes?
seulement ici
plantent dix mille mains
et ça rendre a la marche les usines.
Combien l’humanité
avec faim, le froid, la panique, la douleur,
pression morale, la terreur et la folie!

Estadio Victor Jara

Il convient de rappeler que la poésie et la musique sont sœurs jumelles et que chaque fois que l’homme redémarre ses propres recherches  sont plus unis, plus disposés à aider au peuple.

 

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire